Analyse des problèmes et besoins du(des) pays partenaire(s)
Le secteur agricole joue un grand rôle au Maroc. L'agriculture a respectivement contribué pour 13% au Produit Intérieur Brut et pour 36% à l'emploi.
Le Maroc exerce une certaine compétition à l'égard de l'ensemble de l'Europe du Sud dans un certain nombre de produits alimentaires.
Il y a beaucoup de similitude entre les problèmes qui se posent aux entreprises agricoles de l'Europe du Sud et à celles du Maroc.
Par ailleurs l'agriculture Marocaine est fort liée à un grand nombre de problèmes tels la pauvreté et le développement rural, l'eau et
la gestion des sols; autant de problèmes d'envergure au regard du développement à long terme et de stabilité sociale du Royaume.
Les barrières commerciales entre l'Union Européenne et les pays de la rive sud de la Méditerranée appliquées aux produits agricoles devraient tomber en l'an 2010. L'agriculture des ces pays devrait posséder finalement dans un avenir non lointain les caractéristiques de sécurité alimentaire et d'accès libre au marché communautaire. L'ouverture va bien au de là des problèmes d'échange de produits alimentaires.
On s'accorde à reconnaître la nécessité de développer des contacts plus poussés entre les deux systèmes par le biais d'encouragement de solutions conjointes en vue d'un développement rural durable prenant en compte et le management des ressources (l'eau) et des problèmes sociaux. Pour venir au bout de ces problèmes, l'Union Européenne a promu des accords bilatéraux, les soi disant corridors verts .
Il ne s'agit pas de simples accords commerciaux, mais bien une base solide pour asseoir des joint ventures en vue de créer des chaînes agro-alimentaires transparentes, bien confectionnées et durables . Il y a déjà un accord avec le Maroc sur un corridor vert. La signature a eu lieu le 25/10/2003 (IP/03/1451).
Il doit être discuté par le Conseil des Ministres et par le Parlement Européen. Dans l'ensemble, 96% des exportations agricoles Marocaines bénéficieront de l'accès préférentiel sur le marché Communautaire et les flux inverses seront libéralisés à 62%.
On peut donc tirer des expériences actuelles la conclusion que la libéralisation du marché peut offrir un développement et des bénéfices mutuels à condition qu'elle s'accompagne d'un processus de réformes et d'adaptation institutionnelles, de réallocation et d'amélioration rapide des ressources humaines .